Il est temps de t'aimer.

aime-toi

Les filles autour de moi étaient dignes d'une série américaine 

À l'âge de 14 ans, j'ai effectué mon premier voyage aux Etats-Unis. Un peu comme aujourd'hui, c'était la mode des shorts ultra-courts. J'étais, à cette période, très attentive aux corps des autres filles. C'était un va-et-vient perpétuelle entre elles et moi.

Je n'étais pas bien dans mes baskets. Je portais aussi des shorts courts mais pas aussi court. Je portais aussi des top près du corps mais pas aussi près du corps. 

Pourtant, quand je regarde en arrière, je réalise que j'étais pas du tout en surpoids. J'avais une mauvaise opinion de moi-même et peu de respect pour mon corps. Le poids sur la balance a commencé gentiment à grimpé à cette période là. 

Puis, ces filles ont aussi gonflé

Je les ai tellement observées. Je me suis tellement comparée. Je savais l'année d'après, puis la suivante encore, en un seul clin d'oeil, que ces filles avaient pris du poids. Elles avaient aussi du gras qui dépassait de leur jeans et au moins 10 kilos en plus (c'était la conclusion de mon observation: simple et crue).

J'ai souvent repensé à ces filles et mes observations.

Je me suis souvent questionnée: "pourquoi grossissaient-elles aussi?". 

Pendant des années, je me suis satisfaite avec la réponse évidente: leurs surpoids c'est à cause de l'alimentation et du changement hormonal. Durant cette période de trois ans, ces filles sont passées du statut de "petite fille" à "jeune femme". Voilà l'explication. 

Ces explications ont nourri en moi la contradiction suivante: “c’est de ma faute car je mange mal” et “ce n’est pas de ma faute, je peux continuer à manger comme je mange”. Dans les deux cas, mon amour propre était baffouée et mon corps peu respecté. 

Les observations liées à l'alimentation et aux hormones ne sont pas complètement erronées. Cependant, maintenant, je comprends d'autres choses. L'alimentation, c'est la partie visible de l'iceberg. 

Des facteurs non-biologiques 

Est-ce qu'à cet âge là, il ne se passerait pas une déconnexion du soi pour "faire partie de"?

Est-ce qu'en se détachant de soi et donc de ce qui nous anime profondément, on en viendrait pas à utiliser la nourriture comme pansement pour gérer cette lourdeur? Cette lourdeur accumulée possiblement pendant plusieurs années avant de se transformer en surpoids.

Le surpoids s'installant, notre soi (vibration) occupe de moins en moins d'espace alors que notre corps lui en prend davantage. Et tout ceci devient engrenage, l'écart se creuse. L'amour propre disparait et on peine à ressusciter tout cela. :-(

Si je regarde mon enfance, la transition vers l'école était brutale. Après des années de jeux libre, d'exploration, de créativité, de spontanéité - nous voilà, du jour au lendemain, assis du matin au soir dans une salle de classe. 

Du matin au soir, avec l'obligation de mettre nos pulsions créatives et exploratrices de côté. 

À ce moment-là, la spontanéité et remplacée par la rigidité.

La légèreté de l’enfant est soudainement écrasée par une attente de résultat.

"Si je ne suis pas bon en maths: est-ce que je suis?"

"Moi ce qui me fais vibrer c'est la danse et les mots: est-ce que je ne suis pas (respectable? aimable? gentille? importante? intelligente?etc,) alors?"

Je remets en question le système éducatif et je pose la question: à partir de quel moment, sommes-nous déconnectés de notre vibration interne? à quel point y a-t-il un lien entre l'éducation et le surpoids? Et bien sûr, comment pouvons-nous changer cela de façon urgente?

Tout ça, est-ce tiré par les cheveux? 

Je ne crois pas. Lorsqu'on reçoit le message pendant des années qu'on n'est pas assez ceci ou cela. C'est difficile de cultiver l'amour de soi. Bien entendu, l'éducation ne peut pas être la seule raison et cette raison n'est certainement pas valide pour tous. 

Que faire? Je suis maman et je me documente beaucoup sur les alternatives au système éducatif.  Pour beaucoup, il n'existe pas encore d'options du type Montessori proches et pour beaucoup la question de budget est un frein. J'encourage les parents à être à l'écoute de leurs enfants et à les observer - à nourrir leurs enfants de ce qui les passionne. À leur laisser du temps d'être sans faire

Et à lire ce ouvrage: Les lois naturelles de l'enfant ainsi qu'à regarder le superbe documentaire de Stéphanie Brillant Le cerveau de l'enfant: un potentiel infini. 

 

De la réalisation à l'action

Peut-être que tu me lis et que tu ressens de la colère ou de la frustration. 

C'est OK. Maintenant, je te propose d'en faire quelque chose car il n'est jamais trop tard pour se reconnecter et vivre sa vibration. TA vibration. Il est maintenant temps de t'aimer et de te respecter

Je t'invite à te connecter à la vie - à la tienne. Qu'est-ce qui est si important pour toi et que tu tais? 

Honorer qui tu es et ce qui t'anime, c'est dire je t'aime à tout ton être

Quand le soi est vivant à 360°, on est plus fixé sur les kilos sur la balance. 

Si cet article réveille quelque chose en toi et que tu aimerais me le dire, tu peux m'envoyer un mail ici. Je réponds à tous les courriels que je reçois.

Prend soin de toi,

Floriane xxx

#nourish360

 

 

 

 

 

 

 

 

Floriane Letulle